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Groupes d'amitié France & Arménie, Israël, Tunisie... Commission des affaires culturelles, familiales et sociales Délégation droits des femmes et à l'égalité des chances
 

Carte de visite de la députée


arrow Mandat : Élue le 17/06/2007

arrow Commission :
Membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales

arrow Délégation et Office :
Membre de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances

arrow Groupes d'amitié :
Vice-Présidente : Arménie - Tunisie
Membre : Espagne - Etats-Unis - Islande - Israël.

 


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En tant que Présidente d’une mission d’information parlementaire sur la prévention de l’obésité, Valérie BOYER propose de faire de la lutte contre l’épidémie d’obésité une grande cause nationale de Santé publique - Consultez l'intégralité du rapport




 06 08 2008 - L’obésité constitue aujourd’hui un des principaux défis de santé publique mondial. En France, un adulte sur deux est en surpoids et un sur six est obèse. La prévalence de la surcharge pondérale atteint 49,3 % des adultes (16,9 % pour l’obésité et 32,4 % pour le surpoids). Quant à l’obésité infantile, elle touche près d’un enfant sur cinq.
Si rien n’est fait, la France pourrait compter 30 % d’adultes obèses d’ici à 2020.
 

Dans ce contexte, il apparait important d’agir vite et fort. Car même si l’augmentation de l’épidémie d’obésité a touché tous les milieux sociaux, on note que la prévalence de l’obésité est plus forte dans les milieux socio-économiques défavorisés. C’est pourquoi Valérie BOYER propose dès à présent, à l’instar de ce qui a déjà été fait pour le SIDA, le cancer ou la maladie d’Alzheimer, de faire de la lutte contre l’obésité une grande cause nationale de santé publique.  

Les causes de cette épidémie dépassant le cadre de l’alimentation et de la nutrition, il est nécessaire d’organiser la mobilisation de tous les acteurs : santé, environnement, industrie, média collectivités locales… Une telle mesure permettrait une véritable prise de conscience des consommateurs, des malades et de l’industrie agro-alimentaire par des actions d’information et de prévention positives et non-stigmatisantes. Elle contribuerait à la lutte contre les discriminations que subissent aujourd’hui les malades de l’obésité. Elle améliorerait la prise en charge des malades par la mise en place d’une véritable organisation de l’offre de soin ou « chaîne de soin » autour des personnes obèses ou en surpoids par la mise en réseau des différents professionnels de santé impliqués de façon préventive ou curative (hôpitaux, médecin généraliste, diététicien, nutritionniste, diabétologue, endocrinologue, psychologue…). Elle favoriserait également le développement d’unités thérapeutiques de prise en charge des malades, de centres de référence ou de recherche.

En outre, Valérie BOYER rappelle qu’elle se dit favorable à une révision du régime fiscal de certains produits alimentaires (trop gras, trop sucrés ou trop salés…) impliqués directement dans le développement des pathologies liées à la surcharge pondérale. En effet, la majoration fiscale de produits dont la consommation mérite d’être modérée pourrait avoir un effet positif en dissuadant les consommateurs d’une surconsommation de ces produits et par là-même en protégeant leur santé.  

En contrepartie, elle estime nécessaire de mettre en place des mesures incitatives vis-à-vis des « bons produits alimentaires » tels que les fruits, les légumes, la viande, le poisson ou de façon plus générale les produits non-transformés quelque soit leur forme (frais, surgelés ou en conserve) et d’encourager l’activité physique par tout moyen, à tout instant et en tout lieu (école, entreprises, lieux publics…).


Pour mémoire, les raisons principales de l’épidémie d’obésité proviennent de l’accroissement d’un déséquilibre énergétique qui s’est installé dans les sociétés développées ou en voie de développement à cause du recul spectaculaire de l’activité physique et de la modification radicale des habitudes alimentaires, avec une absorption accrue d’aliments et de boissons à haute densité énergétique et pauvres en nutriments (forte teneur en graisse saturées et matières grasses totales, en sel et en sucres) associées à une consommation insuffisante de fruits et légumes.

Les conséquences de cette épidémie mettent en péril notre système de protection sociale car l’obésité comme la surcharge pondérale sont directement impliquées dans l’apparition des maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, artérielle, certains cancers, le diabète, les embolies pulmonaires ou l’apnée du sommeil… Certaines études montrent même que l’augmentation de la prévalence de l’obésité correspond à l’augmentation du nombre de personnes en affection de longue durée.

Le coût de la prise en charge de l’obésité et du surpoids pour l’assurance maladie s’élève à 10 milliards d’euros (7 % de l’ONDAM) et l’impact du surpoids serait plus important que celui de l’obésité. Au rythme de progression actuel de l’épidémie, on estime que le coût de l’obésité pourrait doubler d’ici à 2020 et représenter 14 % de l’ONDAM. 
 

 
  

 

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