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Groupes d'amitié France & Arménie, Israël, Tunisie... Commission des affaires culturelles, familiales et sociales Délégation droits des femmes et à l'égalité des chances
 

Carte de visite de la députée


arrow Mandat : Élue le 17/06/2007

arrow Commission :
Membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales

arrow Délégation et Office :
Membre de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances

arrow Groupes d'amitié :
Vice-Présidente : Arménie - Tunisie
Membre : Espagne - Etats-Unis - Islande - Israël.

 


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Accueil arrow Action parlementaire arrow Droits des femmes arrow Santé des femmes: Valérie Boyer et 2 autres députés ont rendu leur rapport


Rapport sur la Santé des femmes : Valérie Boyer (Bouches-du-Rhône), Guénhaël Huet (Manche) et Bérangère Poletti (Ardennes) formulent 46 propositions - Consultez la Revue de presse "Santé des femmes"


 18 10 2009 - AFP / PARIS 15h01 - Dépistage organisé du cancer du sein à partir de 40 ans, allongement du congé maternité, lutte contre le stress, trois députées UMP formulent 46 propositions en faveur de la santé des femmes dans un rapport publié mardi, à la demande de leur groupe parlementaire.

 

 

Dans leur texte, Valérie Boyer (Bouches-du-Rhône), Guénhaël Huet (Manche) et Bérangère Poletti (Ardennes), notent que les femmes, si elles vivent plus longtemps que les hommes, ont des problèmes de santé spécifiques.

Dans le couple, les charges familiales reposent majoritairement (57%) sur elles. Les femmes y consacrent en moyenne 4 heures par jour contre deux heures et quart pour leur conjoint, entraînant un stress accru et "des répercussions inévitables sur l'activité professionnelle et l'évolution de leur carrière".

Inégalité encore dans le salaire (l'écart était de 19% à 23% en 2005) et les retraites (de 38% inférieures pour les femmes). Les femmes ont plus souvent tendance que les hommes à renoncer aux soins (11,6% contre 8,2%).

Si les femmes ont des problèmes bien spécifiques (cancers gynécologiques, contraception, ménopause, etc), leurs comportements tendent à se rapprocher de ceux des hommes (addictions, tabac, alcool), justifiant une meilleure prévention. Or celle-ci ne représente que 7% des dépenses de santé en France.

La plupart des recommandations se situent dans ce registre. Ainsi, face à une société qui "véhicule une image stéréotypée du corps féminin", le rapport juge indispensables une meilleure prévention et information en matière de nutrition et une promotion de la diversité corporelle dans les médias et la publicité.

En matière de contraception, les auteurs du rapport recommandent le remboursement de l'ensemble des moyens, et "notamment du patch, des anneaux vaginaux et des implants". Le congé maternité pourrait être allongé "de 16 à 18 semaines" et modulable, afin de se calquer sur les modes de garde : les crèches n'acceptent souvent les enfants qu'à 3 mois, alors que le congé post-natal dure deux mois et demi. Le rapport suggère de porter progressivement le congé à 20 semaines pour le deuxième enfant et 24 pour le troisième. 

Pour lutter contre le stress, commun aux hommes et aux femmes, les signataires du rapport envisagent une aide aux entreprises pour prévenir le stress lié à l'activité professionnelle.

Elles suggèrent un dépistage "organisé et obligatoire" du cancer du sein à partir de 40 ans (et non 50), et voudraient que l'on propose systématiquement le vaccin contre le cancer du col de l'utérus aux jeunes filles de 14 ans.

Pour sensibiliser les jeunes filles aux questions de santé, il faudrait "tendre" vers une visite médicale obligatoire et gratuite au collège, au lycée et à l'université.

Un partenariat avec les sites populaires auprès des jeunes (Facebook, Hotmail, MSN, Twitter...) permettrait de leur adresser des messages de prévention à des tarifs préférentiels en matière de santé.


SYNTHESE DU RAPPORT: 

La santé des femmes concerne à la fois la gynécologie, les aspects liés à la maternité, la santé périnatale, mais aussi différentes pathologies qu’elles soient communes aux femmes et aux hommes ou non. Si, effectivement, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, leur exposition à la maladie est différente et elles ont, au cours de leur vie, à faire face à différents problèmes de santé qui leur sont propres. La prise en compte des spécificités des femmes et du genre, en général, est nécessaire pour l’élaboration des mesures de prévention et  dans le système de soins afin d’améliorer la construction des politiques de santé publique. Cependant, il est indispensable pour travailler sur toutes ces questions de prendre en considération les contextes économiques, sociaux et culturels qui sont liés aux modes de vie de la population féminine, tout en précisant que les femmes dans leur ensemble ne constituent pas un groupe homogène.

Aborder les conditions socio-économiques et culturelles, dans lesquelles elles se trouvent, consiste à analyser, en partie, le manque d’égalité qu’elles subissent par rapport aux hommes.

○ Les inégalités entre hommes et femmes, facteurs explicatifs des différences en matière de santé entre les deux sexes

- Inégalités sociales
Dans un couple, les charges familiales reposent majoritairement sur les femmes (57%), puisqu’elles y consacrent en moyenne quatre heures par jour contre deux heures et quart pour leur conjoint ce qui peut expliquer leur plus grande sensibilité au stress, entraînant des répercussions inévitables sur leur activité professionnelle et l’évolution de leur carrière. Par ailleurs, 85% des familles monoparentales sont constituées d’une femme et de ses enfants. Par conséquent, les mères de famille monoparentale subissent davantage de charges et de contraintes liées à la vie familiale et domestique que celles vivant en couple.

- Inégalités professionnelles
Les inégalités entre les hommes et les femmes persistent dans le monde du travail, malgré une certaine diminution, ces dernières années. Les écarts de salaire pour un poste identique variaient entre 19 et 23 % au détriment des femmes en 2005 et les pensions de retraite féminine sont 38% inférieures à celles des hommes. Un certain nombre de femmes ont consacré plusieurs années à l’éducation de leurs enfants et/ou à l’aide de leurs ascendants ce qui a une influence sur ce montant. En conséquence, 53,9% des personnes qui présentent des caractéristiques de pauvreté sont des femmes, également plus exposées à l’isolement, notamment pour les personnes âgées en raison de leur espérance de vie supérieure à celle des hommes.

- Inégalités dans l’accès aux soins
Les femmes ont plus souvent tendance que les hommes à renoncer aux soins  (11,6% contre 8,2%) avec une variation importante en fonction de la catégorie socio-professionnelle. L’activité professionnelle constitue, en effet, un facteur important, avec l’exclusion et la pauvreté, dans la production des inégalités en matière de santé.

 

○ Des maladies qui restent spécifiques aux femmes du fait de leurs caractéristiques biologiques et une convergence des comportements hommes/femmes entraînant un rapprochement du développement de certaines pathologies.

- Contraception et maternité
Il existe, en France, un véritable paradoxe entre le nombre élevé d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) et une bonne diffusion de la contraception, en particulier de la pilule utilisée par 58% des femmes.
Par ailleurs, la question de l’allongement de la durée du congé maternité est problématique puisqu’elle est bénéfique pour l’enfant mais comporte des inconvénients pour les mères dans la mesure où cela les éloignerait davantage de leur activité professionnelle. De même, de nombreux professionnels de santé ont fait la promotion de l’allaitement maternel en raison de différents facteurs positifs pour le nourrisson comme pour sa maman.

- Cancers gynécologiques
Une femme sur huit serait touchée par un cancer du sein au cours de sa vie avec d’importantes disparités sociales constatées dans l’accès aux examens de dépistage, en cours de remédiation grâce aux actions encadrées. Paradoxalement, les maladies cardiovasculaires représentent la principale cause de décès chez les femmes. Une campagne de dépistage organisé a été expérimentée dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin pour le cancer du col de l’utérus. Elle a mis en exergue une participation plus élevée des femmes à ce dépistage lorsqu’il est structuré.

- Maladies communes aux femmes et aux hommes
Concernant les différentes pathologies qui touchent les femmes, on observe un certain rapprochement dans le développement de différentes maladies comme le cancer du poumon ou les maladies cardiovasculaires dû essentiellement à la convergence des comportements des femmes par rapport à ceux des hommes, notamment dans le cadre des pratiques addictives, même si de nombreuses spécificités persistent.

 

○ Rééquilibre les actions de prévention par rapport aux soins

Le système de santé français est essentiellement basé sur l’aspect curatif avec une moindre prise en compte de la prévention, même si 7% des dépenses de santé y sont consacrées.
Tous les domaines, que cela concerne les milieux éducatif, médical, paramédical, social et institutionnel, doivent être associés au développement d’une culture de la prévention afin de permettre à l’ensemble de la population française, et en particulier des femmes, de préserver leur capital santé. Cela correspond aussi au souhait exprimé par le Président de la République, lors de son discours sur la politique de santé et la réforme du système de soins, prononcé le 18 septembre 2008, à Bletterans, de renforcer la prévention en santé en portant la part de la prévention dans les dépenses de santé de 7 % à 10 % .

- L’information et prévention à destination des femmes
La société véhicule une image stéréotypée du corps féminin à travers les médias et la publicité, entraînant une pression sociale autour de la représentation corporelle des femmes. Suite à cette observation, la mise en place de stratégies de prévention et d’information en matière de nutrition apparaît indispensable tout comme la promotion de la diversité corporelle dans l’ensemble des médias et des écrans publicitaires.

- La sensibilisation des jeunes (filles) aux questions de santé
L’instauration d’une éducation, obligatoire, pour la santé et la citoyenneté est impérative afin qu’elle devienne l’une des missions de l’école, avec l’objectif de faire prendre conscience aux enfants, adolescentes et étudiantes qu’ils ont un capital santé à préserver. Il faut sensibiliser les jeunes filles dès le plus jeune âge aux questions de santé dans la mesure où elles sont davantage réceptives que les garçons sur ce sujet, mais également en raison de leur futur rôle de transmission de connaissances en matière de santé. Parmi les thématiques qui pourraient être abordées au sein de ce cursus, l’éducation à la sexualité a une importance capitale dans la mesure où nombre de jeunes construisent leur sexualité à travers le visionnage de films pornographiques diffusant une image dégradée de la femme.

- La mise en place d’une prévention ciblée et adaptée aux différents récepteurs
Il est important de sensibiliser la population sur certaines questions de santé en fonction du genre et, pour cela, instaurer des politiques de prévention ciblées. Par exemple, la création d’une visite médicale annuelle obligatoire, conditionnelle au passage des examens, au collège, au lycée et à l’université aurait pour objectif de déceler les troubles de santé propres aux jeunes générations.
 

LISTE DES PROPOSITIONS:

Femmes et Société

1. Si le genre est pris en compte dans les études de santé publique, il apparaît nécessaire d’en accentuer l’analyse dans les politiques de santé afin d’assurer un accès au système de soins et une prise en charge équitables.

2. Inciter l’ouverture des crèches d’entreprises aux personnes extérieures à la société au moyen d’aides publiques.

3. Renforcer le rôle d’information des CAF et des PMI quant aux différents modes de garde d’enfant.

4. Mener une enquête de santé publique sur l’influence de la religion et de la culture sur la santé des femmes

5. Inciter les compagnies pharmaceutiques à inclure également les femmes dans leurs essais cliniques.

6. Accorder les droits acquis, en cas de divorce, au bénéfice de celui qui a renoncé à sa carrière ou à son activité professionnelle pour s’occuper des enfants, afin de réduire les inégalités entre les hommes et les femmes au moment de l’âge de la retraite. Les interruptions de travail des femmes pour l’éducation de leurs enfants doivent être prises en considération dans le calcul de leur pension de retraite et valorisées.


Gynécologie et maternité

7. Adapter les campagnes d’information et de prévention afin d’améliorer les connaissances des jeunes filles sur la diversité des méthodes de contraception.

8. Favoriser le remboursement de l'ensemble des moyens de contraception et, notamment du patch, des anneaux vaginaux et des implants.

9. Favoriser le travail en synergie des associations dont les activités sont liées aux questions contraceptives, aux IVG et aux infections sexuellement transmissibles et les rendre plus visibles pour l’ensemble de la population.

10. La PMI constitue un îlot sanitaire isolé qu’il conviendrait de rattacher, a minima par voie contractuelle avec les ARS pour  que leurs actions puissent être intégrées dans la politique de santé  conduite tant au niveau national que régional et s’inscrire également dans les SROS. La place de la PMI dans l’architecture de l’organisation des soins devra aussi faire l’objet de débats lors de la réforme des collectivités.

11. Améliorer les réseaux de prise en charge des nouveaux-nés atteints par le syndrome d’alcoolisation fœtale (ce qui représente 800 à 1 000 enfants par an en France, par extrapolation, suite à une étude menée dans une maternité de Roubaix en 1991) et renforcer le dialogue avec les femmes enceintes sur cette question.

12. Harmoniser les messages de prévention de la part des professionnels de santé et, plus particulièrement des gynécologues en améliorant leur formation sur les risques encourus sur l'enfant à naître à cause de la consommation d'alcool, afin de lutter contre le syndrome d'alcoolisation fœtale

13. Encadrer davantage les pratiques de l’assistance médicale à la procréation.

14. Rechercher s’il existe un lien entre la fréquence des hémorragies de post-partum, encore trop fréquentes, et le niveau des maternités.

15. Réfléchir à l’allongement de la durée du congé maternité de 16 à 18 semaines. Les deux dernières semaines pourraient être modulables en fonction des besoins des parents et permettraient de résoudre le problème de la garde du nourrisson lorsqu’il va en crèche puisque ces établissements ne les acceptent qu’à partir de trois mois (12 semaines) alors que le congé maternité post-natal dure deux mois et demi (10 semaines). Une reprise anticipée du travail avec des horaires aménagés, définis par les conventions collectives, serait envisageable à partir de la seizième semaine. La question de la non progressivité du congé maternité entre le premier et le deuxième enfant peut également être posée. Une progressivité de la durée du congé maternité pourrait se décliner  selon le modèle suivant : 18 semaines pour le premier enfant, 20 pour le deuxième et 24 pour le troisième.

16. Recommander de ne pas prescrire systématiquement un traitement hormonal substitutif, mais de prendre une décision au cas par cas en fonction de la situation personnelle de chaque femme.

17. Tout écran publicitaire pour les produits concernant l’incontinence doit être accompagné d’un bandeau incitant les femmes souffrant de ces troubles à consulter un médecin.

18. Lancer une campagne de prévention et d’information par voie d’affichage chez les médecins généralistes et chez les gynécologues sur le prolapsus génital.

19. Distribuer une notice d’informations détaillée et rédigée par l’INPES dans les paquets de produits spécifiques au traitement de l’incontinence, en accord avec les fabriquants.

20. Développer les maisons de la naissance en France, comme cela se pratique déjà en Suède.

21. Du fait de la sortie précoce de la maternité des femmes après l’accouchement, s’assurer d’un suivi organisé par les sages-femmes et les médecins généralistes.


Maladies communes aux femmes et aux hommes

22. Prendre en compte les différences entre hommes et femmes dans les réponses à apporter au stress permettrait de mettre en place des procédures de soins plus efficaces. D'où la nécessité d'étudier le rapport des femmes et des hommes au stress et ses conséquences sur la santé.

23. Développer dans les entreprises les mesures de prévention pour lutter contre le développement du stress lié à l’activité professionnelle et, ainsi, réduire les problèmes de santé que le stress peut occasionner.
24. Rembourser, en partie ou en totalité, les traitements du sevrage tabagique pendant la durée où ils peuvent être prescrits.

25. Faire des campagnes ciblées sur l’alcool et les femmes afin de rappeler les différences de métabolisme entre les deux sexes concernant les boissons alcoolisées. Le logo « femmes enceintes » soit plus apparent sur les bouteilles de boissons alcoolisées.

26. Au moment de la pré- ménopause, une consultation de prévention pourrait se décliner, entre autres, en un examen cardiologique préventif, tout en les sensibilisant aux symptômes spécifiques des maladies cardiovasculaires chez les femmes (sensibilisation également nécessaire à destination des médecins généralistes), et un dépistage de l’ostéoporose. 

27. Renforcer le nombre de places d’accueil dans les établissements spécialisés pour les patients touchés par la maladie d’Alzheimer à un stade avancé et instaurer un service de suivi à domicile pour les personnes qui sont dans les premiers stades du développement de la maladie.

28. Renforcer la formation des professionnels et des aidants (qui sont très majoritairement des femmes) pour permettre un meilleur accompagnement des personnes atteintes par les maladies neurodégénératives et une meilleure tolérance des difficultés qui accompagnent ces pathologies.

29. Lancer des campagnes de prévention visant à expliquer les facteurs qui retardent le développement de la maladie d’Alzheimer (pratique d’une activité physique et sportive, maintien d’une activité intellectuelle…)

30. Développer la notion de bientraitance dans les établissements dédiés à l’accueil des personnes âgées, notamment par la formation des personnels.


Maladies spécifiques

31. Améliorer la formation des médecins généralistes et des gynécologues sur l'endométriose, notamment en rendant obligatoire dans le cursus des études de médecine (pour les médecins généralistes) le passage dans un service de gynécologie-obstétrique et lancer une campagne d'information nationale sur les symptômes et les conséquences de l'endométriose.

32. Faciliter le diagnostic de l'endométriose avec quelques mesures simples : à titre d'exemple, la recherche du marqueur CA125 par simple prise de sang est très peu prescrite alors qu'elle constitue un moyen efficace de dépister la maladie et investir, également, dans la recherche sur cette maladie afin d'étudier d'éventuelles corrélations qu'il pourrait y avoir entre cette pathologie hormono-dépendante et le développement de certains cancers spécifiquement féminins.

33. Généraliser la création de services ou d’unités dédiés à la prise en charge des cancers de la femme en regroupant différentes spécialités : centres Sein tels que proposés par la Société Européenne de Mastologie (modèle du centre Sein Godinot à Reims) ou centres intégrés gynécologiques et mammaires (modèle de l’Institut de Chirurgie et d’Oncologie Gynécologique et Mammaire du Centre Hospitalier Privé Beauregard à Marseille).

34. Proposer un dépistage organisé et obligatoire du cancer du sein pour les femmes à partir de 40 ans.

35. Proposer systématiquement le vaccin de prévention du cancer du col de l'utérus pour les jeunes filles de l'âge de 14 ans, tout en maintenant l'examen du frottis dans le cadre du dépistage organisé de ce cancer, qui a démontré son efficacité, dans la mesure où la durée d'action du vaccin n'est pas encore déterminée. Mettre le médecin généraliste au centre du système en insistant sur ses responsabilités de médecin référent et sur la nécessité d’investir davantage sur la médecine préventive.

36. Mettre en place une information plus ciblée et améliorer l'accompagnement de la prise en charge des cancers féminins pour les personnes en situation de précarité sociale.


Rééquilibre les actions de prévention face aux soins

37. Cibler les catégories de personnes auxquelles s’adressent les messages de prévention et d’information en matière de santé afin de les rendre plus pertinents et augmenter les moyens financiers de l’INPES afin qu’il puisse mener des campagnes d’information et de prévention performantes.

38. Prendre en charge les consultations de nutritionnistes et de diététiciens sous certaines conditions comme, par exemple, au sein des maisons de santé pluridisciplinaires.

39. Fiabiliser l’information nutritionnelle destinée au grand public par l’intermédiaire de l’INPES au travers d’un label.

40. Contrôler les messages publicitaires concernant les produits alimentaires transformés lors des programmes de grande écoute.

41. Favoriser la pratique d’une activité physique favorable à la santé en faisant en sorte que les infrastructures sportives soient accessibles à toutes les catégories sociales et en incitant leur installation sur les lieux de travail.


Sensibilisation des jeunes filles sur les questions de santé

42. Intégrer, de façon obligatoire, l'éducation pour la santé et la citoyenneté au cursus scolaire selon la recommandation du Haut Conseil de l'Education, remise au Ministre de l'Education Nationale le 23 janvier 2008, une huitième compétence au sein du socle commun qui aurait comme intitulé « la maîtrise du corps », l’objectif étant de sensibiliser les enfants et les adolescents à la préservation de leur capital santé.

43. Tendre vers la création d’une visite médicale annuelle, obligatoire, gratuite et protocolisée au collège, au lycée et à l'université, qui conditionnera le passage dans l’année supérieure, afin de pouvoir détecter certaines pathologies et différents comportements à risque chez les jeunes, notamment les troubles du comportement alimentaire, les problèmes de santé psychologique, la consommation de drogues, de tabac et d'alcool...

43 bis. Collecter les données issues de ces consultations.

44. Utiliser les adresses Internet données aux secrétariats des lycées et des universités,  dans le cadre de la sensibilisation des jeunes à différentes questions de santé qui leur sont propres, afin de leur envoyer, par cet intermédiaire, des messages de prévention concernant des domaines spécifiques comme la contraception, la prévention de l'obésité, les MST, les IST... Le même type de processus peut être instauré avec les portables par l'envoi de SMS.

45. Créer un partenariat avec des sites Internet très consultés par les jeunes comme Facebook, Hotmail, MSN, Twitter et d'autres afin que l'INPES puisse disposer d'espace publicitaire à des tarifs préférentiels, voire gratuits, pour diffuser des messages de prévention très courts et spécifiques aux jeunes en matière de santé en indiquant la référence d'un site Internet agréé par le ministère de la santé qui pourrait servir de complément d'information.

46. Mettre en place une étude permettant de déterminer l’âge auquel l’éducation sexuelle devrait commencer à être enseignée et de définir des programmes d’éducation sexuelle adaptés afin de prévenir les risques de déviance tout en encourageant la découverte d’une sexualité respectueuse de la femme.

 

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